Sébastien Turban

Éleveur de vaches laitières,Gaec du Vieux Manoir,
à Pommerit-Le-Vicomte (22)

• 180 VL
• 1 700 000 L à produire

“150 000 L de lait en plus avec le même effectif”

Plus d’ENERGIE autour du vêlage

Le troupeau du Gaec du Vieux Manoir est conduit sans pâturage, avec seulement 1,5 ha accessible pour 160 VL. Il est divisé en 2 lots : l’un est trait au robot, l’autre en salle de traite. Il y a un an, avant de suivre les conseils de Vitalac, l’élevage affichait une moyenne glissante sur 12 mois de 9 500 kg de lait.

“Notre objectif était d’augmenter le lait par vache, car notre bâtiment était saturé et nous avions plus de lait à produire”, explique Sébastien Turban.

Parmi les changements proposés par Philippe Arzul de Vitalac pour répondre à cet objectif, le premier relevait de la conduite de troupeau : “Lorsque l’effectif augmente, il est préférable de faire un lot de primipares, plutôt qu’un lot de débuts de lactation, explique-t-il. Séparer les animaux selon leur niveau de production provoque en effet du stress par le changement de lot et de ration… C’est toujours néfaste à l’efficacité alimentaire.” Le Gaec du Vieux Manoir conduit donc désormais toutes les primipares au robot (70% de l’effectif de ce lot) ; les génisses démarrent aujourd’hui à 38 kg, contre 29 auparavant! (voir tableau ci-dessous).

Une ration réajustée

Parmi les changements opérés au niveau de l’alimentation : l’ajout de 300 g de matière grasse protégée pour renforcer l’apport énergétique et l’utilisation d’urée retard (urée enrobée avec de la matière grasse pour une libération lente dans le rumen). Le Vitacarte qui a été incorporé dans la ration contient un minéral HP, du Rumenstimul (un cocktail d’argiles, de levures vivantes et d’enzymes qui améliore l’efficacité ruminale) et un capteur de mycotoxines. “Ici, on travaille la terre en TCS (technique culturale simplifiée) et en rotation blé/maïs, cela augmente le risque de fusariose”, explique Jean-François Turban. Les 2 analyses réalisées sur l’ensilage de maïs ont effectivement confirmé une contamination importante en mycocotoxines issues du champ (DON, Zéaralénone et Trichotécène A), ayant un impact sur la fertilité, la santé et l’efficacité alimentaire du troupeau. Au robot, la Glycoline (précurseurs de glucose à base de monopropylène glycol) est distribuée à 300 mL/VL le premier mois de lactation. Et les éleveurs de remarquer que les fraîches vêlées sont plus toniques et ont davantage d’appétit.

Amélioration de la repro

“Nous avons produit tout le lait qui nous a été attribué et les résultats économiques sont dans le vert”, reconnaissent les associés du Gaec. En un an, l’efficacité alimentaire est passée de 1,2 kg de lait / kg de MS ingéré à 1,5 ! “L’investissement que nous avons réalisé dans la ration est largement rentabilisé par le lait supplémentaire livré.” Et les résultats de repro sont également en net progrès, largement au-dessus de 50% de réussite en 1re IA, ajoute Sébastien Turban

Eleveur-Turban taries - témoignanges - vitalac

Le réajustement de la ration des
vaches taries et l’ajout de Glycoline deux semaines avant vêlage a beaucoup participé à l’amélioration des résultats.

Vaches taries

Une meilleure préparation au vêlage 

Une partie de l’amélioration des résultats tient à la nouvelle conduite des vaches taries. Le bon maintien de la persistance laitière permet de tarir des vaches en bon état (pas trop grasses) sur une période de 50 jours. Leur ration est composée de maïs ensilage rationné, tourteaux de colza (BACA négative), paille broyée (le plus fin possible !) et Vitacarte Biocell Tarie 3500 (minéral et capteurs de mycotoxines). Les vaches en fin de gestation (2 semaines avant vêlage) reçoivent 1 kg d’aliment de production et 150 mL de Glycoline en plus sur leur ration pour renforcer les apports énergétiques sur cette période où l’appétit et la capacité d’ingestion ont tendance à diminuer. Avant la mise en place de cette ration, les éleveurs devaient faire face à beaucoup de non délivrances et soignaient des métrites sur quasiment 50% des vaches. Ces pathologies sont désormais revenues à un seuil normal (<10%).

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