Tony Gaboriau

Responsable du troupeau laitier du Gaec Vincère, aux Herbiers en Vendée

• 4 associés
• 1 030 000 L de quota
• 106 vaches Prim’Holstein à 10 600 kg/VL
• 170 ha de SAU dont 50 ha de maïs ensilé

“Nous avons progressé de 1 500 kg,
avec un troupeau en bien meilleure forme”

Suite à un AUDIT GLOBAL de l’élevage

En 2007, le troupeau du Gaec Vincère plafonnait à 8 500 kg de lait au Contrôle laitier et l’arrivée d’un 4e associé en fin d’année nécessitait de produire plus, dans un bâtiment déjà presque saturé. ”Nous étions confrontés à des problèmes de reproduction : des avortements, des métrites ; auxquels s’ajoutaient des soucis récurrents de boiteries”,  expliquent les éleveurs. C’est sur les conseils de leur vétérinaire, le Dr Jean-Luc Marien, qu’ils ont sollicité l’intervention de Philippe Arzul, vétérinaire et responsable Ruminants chez Vitalac. “L’audit global de l’élevage qu’il a réalisé a permis de lister les points faibles de notre système et de déterminer les leviers d’amélioration possibles. Son regard expert et extérieur nous a permis de prendre du recul”, explique Tony Gaboriau.

Sous-production laitière

”Le troupeau n’exprimait pas son potentiel laitier”, se souvient Philippe Arzul, qui y a immédiatement relevé un manque d’ingestion  (kg de MS/j), résultant en partie des problèmes de boiteries et d’un manque de places à l’auge (89 cornadis pour plus d’une centaine de vaches). Il indiquait également dans son rapport d’audit une sous-consommation d’eau, conseillant aux éleveurs d’ajouter 2 abreuvoirs (compter 1 pour 20 vaches) et d’en augmenter le débit pour que ces derniers ne se vident pas.

Une ration renforcée

Augmenter le niveau de production de lait par vache était une nécessité pour pouvoir produire le quota supplémentaire du Gaec, avec le même effectif. Sur les recommandations de Philippe Arzul, Tony Gaboriau a donc fait évoluer la ration totale mélangée. Les apports azotés sont ajustés par des tourteaux de soja et de colza, de l’urée retard et de la méthionine protégée, pour soutenir le TP. L’ajout de maïs grain humide et de matières grasses protégées a permis de concentrer la ration en énergie. En début de lactation, les vaches reçoivent également de la Glycoline, une association de précurseurs de glucose en granulés, qui permet de stimuler l’appétit suite au vêlage et de limiter le déficit énergétique sur le premier mois.

Mieux vaut prévenir

Pour résoudre les problèmes de boiteries, les éleveurs ont également joué la carte de la prévention : parage annuel de toutes les vaches, pédiluve tous les 15 jours, passage du racleur 3 fois par jour… Le paillage des logettes est réalisé 3 fois par jour, avec utilisation hebdomadaire d’un asséchant (Cleansec).
Aujourd’hui, le niveau du troupeau au Contrôle laitier a atteint les 10 600 kg de lait standard avec les mêmes taux qu’en 2007 (33,5 de TP, 43 de TB).
L’investissement et la rigueur professionnelle des éleveurs ont porté leurs fruits. ”On a toujours réussi à produire notre quota”, soulignent Tony Gaboriau et son père, Jean-Michel. Les 4 associés ont sorti un EBE de 68 700 €/UTH sur l’exercice 2010-2011. Par rapport à 2008, le coût alimentaire a augmenté de 0,30 €/vache/jour, mais l’efficacité alimentaire s’est amélioré, passant de 0,8 à 0,72 kg matière sèche ingérée/litre de lait produit, si bien que la marge sur coût alimentaire a progressé de 1,5 €/vache/jour ; un excellent retour sur investissement.

technicient - vitalac

La première année, le troupeau a fait un bond de 1 000 kg de lait, ”avec des vaches en bien meilleur état général”, précise Tony Gaboriau. Et les performances ont continué à s’améliorer… ”L’approche de Vitalac est globale et très technique. Nous n’achetons pas qu’un produit, nous bénéficions de conseils réguliers et pertinents pour faire progresser et pérenniser nos résultats !”

Autour du vêlage

Éleveur, plutôt que pompier

”La réussite du début de lactation se joue en partie lors du tarissement précédent”, rappelle Philippe Arzul, vétérinaire chez Vitalac. Sur ses conseils, les associés du Gaec Vincère ont revu les apports alimentaires des vaches taries et réduit la période de tarissement de 8 à 6 semaines. Les vaches taries, tout comme les génisses en préparation au vêlage, disposent d’une ration fibreuse avec un minéral spécial ”vache tarie”, qui entretient leur capacité d’ingestion et couvre leurs besoins au plus juste. ”Le mélange est réalisé pour 2 jours en y ajoutant un conservateur (Fongiprotect) pour le stabiliser. C’est pratique”, reconnaît Tony Gaboriau. Au vêlage, les vaches sont systématiquement drenchées (Vitadrench).
Depuis la mise en place en 2007 de cette conduite rigoureuse autour du vêlage, les retournements de caillette et les non-délivrances ont quasiment disparu et les fièvres de lait se comptent sur les doigts d’une main. Les éleveurs apprécient de ne plus avoir à faire les pompiers ! Les frais vétérinaires (90 €/VL sur le dernier bilan comptable, soit 10 €/1000 L) sont désormais majoritairement consacrés à de la prévention : vermifugation, vaccination et suivi repro par échographie.

Les solutions Vitalac mises en place

• Vitacarte Biocell 6523 ➜ Produit associant minéral, sel, bicarbonate, capteurs de mycotoxines,
levures vivantes, chélates d’oligo-éléments et méthionine protégée. 600 g/VL/j
• Vitacarte Biocell Tarie ➜ Minéral spécial ”vache tarie” contenant un capteur de mycotoxines.
300 g/VL/j pendant le tarissement
• Vitadrench ➜ Poudre pour drenchage au vêlage. 1kg/VL à diluer dans 25 litres d’eau tiède
• Glycoline (granulé) ➜ Précurseurs de glucose à distribuer pendant 1 mois après le vêlage. 350 g/VL/j
• Carburetard ➜ Urée protégée à dégradation lente. 100 g/VL/j
• Vitafat ➜ Matière grasse protégée à base d’huile végétale hydrogénée pour augmenter la densité
énergétique de la ration. 300 g/VL/j
• Cleansec ➜ Asséchant pour logettes. 200 g/logette/semaine

Rechercher