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Séminaire AXIOM 2026 : retours de notre experte sur les grands enjeux de la filière porcine
Les 10 et 11 juin 2026, la première édition de l’AXIOM Summit a réuni 250 participants venus de 29 pays autour d’un sujet central : comment construire une performance porcine plus robuste, plus durable et mieux sécurisée dans des contextes de production de plus en plus exigeants ?
Méliane PELTHIER, responsable Amérique Latine chez VITALAC, a assisté à cet événement international consacré à la génétique porcine, à la robustesse des animaux, à la biosécurité, à la performance technico-économique et à la durabilité des systèmes de production. Voici les principaux enseignements à retenir, avec l’œil terrain de VITALAC.
Une idée forte : la performance porcine ne se raisonne plus en silos
Le premier message marquant du séminaire est clair : la performance en élevage porcin ne peut plus être pilotée uniquement par la génétique, la nutrition ou la santé prises séparément.
Les interventions ont toutes convergé vers une approche globale. Pour obtenir des animaux performants, réguliers et économiquement rentables, il faut désormais combiner plusieurs leviers : la génétique adaptée au contexte de production, la conduite d’élevage, la maîtrise sanitaire, la nutrition de précision, la qualité de l’eau, la biosécurité et l’analyse des données terrain.
Cette vision intégrée est particulièrement importante dans les zones où les conditions de production varient fortement : pression sanitaire, chaleur, qualité variable des matières premières, disponibilité technique, densité d’élevage ou contraintes économiques locales.
Robustesse et résilience : deux priorités pour les élevages porcins modernes
La robustesse porcine a été au cœur des échanges. Un animal robuste est un animal capable de maintenir ses performances malgré des variations de son environnement : stress thermique, pression sanitaire, transition alimentaire, qualité nutritionnelle fluctuante ou conduite d’élevage hétérogène.
La sélection porcine évolue donc vers une lecture plus complète de la performance. Les critères classiques comme le gain moyen quotidien, l’indice de consommation ou la prolificité restent importants, mais ils ne suffisent plus. Les programmes de sélection intègrent désormais davantage d’indicateurs liés à la santé, à la longévité, à la qualité des aplombs, au comportement, à la vitalité des porcelets et à la résilience au stress.
Pour les éleveurs et les intégrateurs, cette évolution confirme une tendance de fond : la performance durable repose sur des animaux capables d’exprimer leur potentiel dans des conditions réelles, et pas uniquement dans des environnements idéaux.
La truie moderne : un enjeu clé pour la vitalité des porcelets
Un autre enseignement fort concerne la gestion de l’état corporel des truies, notamment en fin de gestation et en lactation.
Les présentations ont rappelé qu’une truie disposant de réserves corporelles adaptées en fin de gestation peut contribuer à améliorer le nombre de porcelets nés vivants et leur poids à la naissance. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter la prolificité, mais aussi de sécuriser la qualité des porcelets à la naissance.
Dans ce contexte, la nutrition de fin de gestation joue un rôle stratégique. Les apports en acides aminés, la limitation du catabolisme maternel, le soutien de la fonction hépatique et la maîtrise de la mobilisation corporelle sont autant de leviers pour accompagner les truies hyperprolifiques.
La lactation est également une phase critique. La truie doit produire suffisamment de lait tout en limitant la perte excessive de réserves. Une mobilisation corporelle trop importante peut impacter la portée en cours, mais aussi la carrière reproductive de la truie.
La qualité du porcelet devient un indicateur majeur de performance
Le séminaire a également mis en avant l’importance de mieux qualifier le porcelet dès la naissance.
Au-delà du poids, d’autres critères de maturité et de vitalité sont désormais observés : morphologie, comportement, capacité à téter rapidement, homogénéité de portée et probabilité de survie néonatale.
Cette approche confirme une évolution majeure : produire plus de porcelets ne suffit plus. Il faut produire des porcelets plus viables, plus homogènes, plus résistants au démarrage et mieux préparés aux phases sensibles, notamment le sevrage et le post-sevrage.
Pour la filière porcine, cela renforce l’importance de toutes les actions menées autour de la naissance, de la lactation, du sevrage, de la qualité de l’eau, de la sécurisation digestive et de l’appétence alimentaire.
Digitalisation : les animaux produisent déjà des données, encore faut-il les écouter
La deuxième journée a largement abordé la digitalisation en élevage. Les outils connectés permettent aujourd’hui de mieux observer les animaux, parfois avant même que les signes cliniques ne soient visibles par les équipes.
Des solutions de suivi sonore, vidéo ou comportemental peuvent détecter des signaux faibles : toux, agitation, compétition à l’auge, comportements agressifs, baisse d’activité ou modification des habitudes alimentaires.
L’intérêt de ces outils est double. À l’échelle de l’élevage, ils permettent d’intervenir plus tôt. À l’échelle d’un groupe d’élevages, ils peuvent aider à suivre la circulation de certains troubles sanitaires dans une région.
Mais la donnée seule ne suffit pas. Pour être utile, elle doit être reliée à une décision terrain : ajustement nutritionnel, renforcement de la surveillance, adaptation du protocole sanitaire, correction de la qualité de l’eau ou intervention technique ciblée.
Biosécurité : anticiper avant de subir
La biosécurité reste une priorité majeure pour les élevages porcins, en particulier dans les zones confrontées à une forte pression sanitaire.
Les échanges ont rappelé deux principes essentiels : anticiper et adapter. Anticiper, c’est disposer de protocoles clairs, de plans de crise, de règles d’entrée et de sortie, d’une gestion rigoureuse des flux et d’un suivi sanitaire structuré. Adapter, c’est tenir compte du contexte local : statut sanitaire, densité d’élevage, organisation de la filière, niveau d’intégration, contraintes économiques et disponibilité des équipes.
Les retours d’expérience sur les stratégies de dépeuplement-repeuplement montrent qu’une gestion sanitaire lourde peut, lorsqu’elle est bien préparée, améliorer la marge par truie, la régularité des résultats et les conditions de travail. Mais ce type de démarche nécessite un accompagnement précis, car l’investissement initial et les risques opérationnels sont importants.
Réduction des antibiotiques : la nutrition a un rôle central à jouer
Un autre fil conducteur du séminaire est la volonté de réduire les intrants médicamenteux tout en sécurisant les performances.
Cette évolution ne peut pas reposer sur un seul levier. Elle suppose de renforcer la robustesse des animaux, d’améliorer la conduite d’élevage, de mieux maîtriser l’environnement, de sécuriser l’alimentation et d’intervenir plus tôt lors des phases à risque.
La nutrition fonctionnelle prend ici toute sa place. Sécurisation digestive, soutien immunitaire, gestion du stress au sevrage, acidification de l’eau, maîtrise du microbiote, qualité de l’aliment et accompagnement des transitions alimentaires sont des leviers clés pour réduire les déséquilibres et limiter le recours systématique aux solutions médicamenteuses.
Matières premières et qualité sanitaire : un enjeu de compétitivité
La qualité des matières premières est ressortie comme un point critique. Variabilité nutritionnelle, contaminations, instabilité microbiologique ou défauts de conservation peuvent avoir des conséquences directes sur les performances et la santé digestive des animaux.
Dans un contexte international, cette question est encore plus importante. Les élevages et intégrateurs doivent composer avec des disponibilités variables, des niveaux de qualité hétérogènes et des risques sanitaires différents selon les zones.
La sécurisation des matières premières, le suivi analytique, la décontamination et la stabilité de l’aliment deviennent donc des leviers de compétitivité. Ils permettent de réduire les risques invisibles, d’améliorer la régularité des performances et de sécuriser les phases sensibles.
Ce que les éleveurs attendent : des solutions complètes, pas seulement des produits
L’un des enseignements les plus opérationnels du séminaire concerne les attentes des éleveurs et des intégrateurs.
Les acteurs de terrain ne recherchent plus uniquement un produit. Ils attendent des solutions complètes : un diagnostic, un protocole clair, un accompagnement technique, des indicateurs de suivi et une capacité à adapter les recommandations à leur contexte.
Cette attente est particulièrement forte dans les systèmes fragmentés ou en développement, où la réussite dépend autant de la qualité de la solution que de sa mise en œuvre.
Pour être efficace, une solution doit donc répondre à trois questions simples :
-
quel problème terrain permet-elle de résoudre ?
-
dans quelle phase de production doit-elle être utilisée ?
-
comment mesurer son impact technique et économique ?
L’approche VITALAC
Transformer les tendances en réponses terrain
Pour VITALAC, les enseignements de ce séminaire confirment plusieurs orientations majeures.
La première est que la robustesse ne se construit pas uniquement par la génétique. Elle se soutient aussi par la nutrition, la qualité de l’eau, la sécurisation digestive et l’accompagnement des phases sensibles.
La deuxième est que la réduction des antibiotiques nécessite des programmes cohérents, capables d’agir en prévention sur les facteurs de déséquilibre : stress au sevrage, transitions alimentaires, pression digestive, qualité de l’eau, instabilité de l’aliment ou hétérogénéité des matières premières.
La troisième est que les élevages attendent des réponses simples à appliquer, mais techniquement solides. C’est précisément là que VITALAC peut apporter de la valeur : en combinant expertise nutritionnelle, spécialités techniques, protocoles d’utilisation et accompagnement terrain.
Comment VITALAC peut répondre aux grandes problématiques de la filière porcine
Face aux enjeux identifiés lors du séminaire, VITALAC peut se positionner sur quatre axes prioritaires.
Sécuriser les phases sensibles
Sevrage, post-sevrage, fin de gestation et lactation sont des périodes décisives. VITALAC accompagne ces phases grâce à des solutions nutritionnelles conçues pour soutenir l’ingestion, la digestion, l’équilibre du microbiote et la régularité des performances.
Renforcer la qualité de l'eau et la sécurité digestive
L’eau est un levier souvent sous-estimé. Pourtant, sa qualité influence directement la consommation, la digestion, la santé et l’efficacité des programmes nutritionnels. Les solutions d’acidification de l’eau permettent d’agir à la fois sur la qualité de l’eau, le biofilm, l’équilibre digestif et la sécurisation des jeunes animaux.
Maîtriser les risques liés à l'aliment et aux matières premières
Dans un contexte de variabilité des matières premières, la stabilisation, l’hygiénisation et la sécurisation de l’aliment sont essentielles. VITALAC peut accompagner les élevages dans la maîtrise des risques microbiologiques, la régularité des lots et la stabilité des performances.
Construire des programmes techniques adaptés au contexte local
Les problématiques ne sont pas les mêmes en Europe de l’Ouest, en Amérique latine, en Asie ou dans les systèmes en forte croissance. C’est pourquoi VITALAC privilégie une approche terrain : comprendre le contexte de production, identifier les points de risque, recommander le bon protocole et suivre les indicateurs clés.
En résumé : ce qu’il faut retenir du séminaire
Le séminaire Axiom 2026 confirme une transformation profonde de la filière porcine internationale.
La performance ne se limite plus à produire plus. Elle consiste à produire mieux, avec des animaux plus robustes, des systèmes plus résilients, une meilleure maîtrise sanitaire, une réduction des intrants médicamenteux et une meilleure régularité économique.
Pour atteindre ces objectifs, les élevages ont besoin d’une approche globale associant génétique, conduite, nutrition, biosécurité, qualité de l’eau, digitalisation et accompagnement technique.
C’est dans cette logique que VITALAC entend renforcer son rôle auprès des éleveurs, intégrateurs et distributeurs : apporter des solutions nutritionnelles concrètes, applicables sur le terrain, pensées pour sécuriser les performances porcines dans des contextes de production variés.